Bio

Influencé par Alejandro Jodorowsky, Enki Bilal, Chris Foss ou encore Frank Herbert avec Dune, Doog Mc’Hell nous invite depuis 13 ans à explorer avec lui ses univers imaginaires, ses mondes parallèles. Brouilleur de cartes ,il bidouille avec talent les images, et peut-être nos esprits : « Une image peut en cacher une autre ».
Philippe Maquelle nait le 29 janvier 1964 à Paris. Tout petit déjà il rêvait de pénétrer dans la chambre noire de son père, que celui-ci préservait pourtant de ses jeux d’enfants. A 12 ans, il reçoit son premier appareil et intègre le club photo de son collège. Dessinateur contrarié, c’est dans une école de photographie à Ivry sur Seine qu’il peaufine ses connaissances théorico-pratiques après sa terminale. La photographie est encore un loisir, mais au décours de voyages et de rencontres, un univers sombre, imbriqué, surchargé, se dessine progressivement.

En 1993, son arrivée à Marseille marque un tournant dans ses inspirations. La ville le fascine, avec ses strates, ses passerelles en plein centre urbain, sa lumière dans sa noirceur. Il travaille comme tireur-développeur dans un laboratoire photographique professionnel et est en première place pour saisir les chances que lui offre l’ère numérique qui s’amorce. Un peu comme les sœoeurs Tatin, le hasard n’y est peut-être pas pour rien : un jour, sous ses yeux, deux négatifs argentiques se superposent et créent une troisième image.

Les perspectives offertes par les démonstrations des nouveaux logiciels de retouche et de construction lui donnent matière à délirer.
En 2000, Philippe quitte le laboratoire et revendique un statut d’artiste-photographe. Il se forme en autodidacte à l’informatique et aux logiciels de retouche. Peu à peu, Doog Mc’Hell se matérialise, au détours de ce qu’il appelle avec modestie ses « bidouillages ».

Son expérience et ses compétences sont vite reconnues lors de différentes expositions, et il est recruté par les Ateliers de l’Image et du Son comme formateur.

Au grès de son imagination, il révèle vouloir, en quelques sortes, « adapter des contes de fées à des univers d’adultes ». Mais où sont les fées? Peut-être nous soufflent-elles le propos qu’il soutient de façon récurrente dans ses différentes séries : la ville n’est plus adaptée à l’homme, l’homme est obligé de s’y conformer; mais il y a toujours des perspectives d’évasion au sein des lieux qu’il subit et qui abritent toujours une porte de sortie, pour la création de fictions propres à chacun.

« Évadez-vous » !

Article : Agnès Leussier